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Passe le temps
par Arnoustal


Je m’en allais souvent rêvant de pacotilles, Et mes pas sur le sol dansaient la faribolle… C’est la joie qui montait dans mon cœur juvénile Et je chantais alors tout comme une herbe folle Au vent d’autan, en bord de mer, noyé de brume… Et mon corps se pliait sous d’ardentes bourrasques. Aujourd’hui, j’ai vieilli, je ne pèse que plume, Et la tempête arracherait d’un coup mes basques… Pourtant j’ai pris le monde en fardeau sur mon dos, Et c’est tout un passé qui sévit en mon corps, Qui le ride et le plie, comme un tronc de bois mort, Tout un passé bouillant, sève au creux de mes os. Le monde comme sable entre mes doigts s’effile. Je reste sur la berge, et comme humble passant, Je m’efface, en témoin de la vie, malhabile, Et je contemple en eux la montée de leur sang.



Poème posté le 10/11/09


 Poète
Arnoustal



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