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Poésie libre / Lèvres Hostiles
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Lèvres Hostiles
par Gorth


Quand je descends te voir mon amour entre l’allée pétrée, je sais que tu m’attends. Emmuré dans un brouillard adamantin, ton arc de cupidon est recouvert d’un rouge à lèvre bleu, tu attends. Tes deux yeux diaphanes étincellent comme deux miroirs verts. Je prends ta main entre la mienne, je la serre fort, j’ai peur que tu t’en aille. Je fais danser nos corps en faisant bouger allègrement tes hanches. Je te tends une rose, tu ne dis rien, sans doute car je suis arrivé en retard. Je regarde ma montre à gousset, je vois qu’elle affiche minuit. « Jamais plus, je ne serais en retard mon amour. » Ton bras tombe sur ta jambe comme si tu étais énervé. Je suis si bien dans le creux de tes bras, ne me laisse pas seul. Ton cœur ne peut demeurer une roche gélive, s’il te plaît pardonne moi. Je t’ai installé une couche liliale, ne fais pas preuve d’immanité, laisse moi encore caresser l’incarnat de ta peau. Il n’existe rien de pire que ton ignorance, ça y est je suis sur toi je relève ta robe bleu, tes yeux me regardent, serais tu apeuré ? Je ne veux être qu’en toi pour me réchauffer un peu. Ma peau s’hérisse, comme dans un tableau romantique, tu es ma muse callipyge. La guivre rampante dans la neige atteignant avec trouble un jardin exilé, jetant une semence d’étoile dans un ciel abandonné. Je reprends en toi les couleurs du vice et de la création. Tu me regardes encore sans rien dire, je te vois juste te flétrir. Ta lèvres formant un O semble alors vouloir dire quelque chose je m’approche prés de ta bouche. Je ne t’abandonne pas mon Ariane, tu es le seul amour que je vis. Ta main est dans la mienne, peut être t’es tu calmé ? Tu ne m’en veux plus, ça y est sur ton visage ton sourire est figé, je le vois s’insinuer comme un venin dans mes entrailles. Tu veux de nouveau de moi, tu souffle je l’entends, tu es enfin revenu dans mes bras je suis le plus heureux des hommes. Ne m’abandonne jamais, car de ma vie mon amour, tous les astres et les météorites ne pourront arrêter mon désir de t’aimer. Les pierres mortes ni même le temps ne pourront tarir les embruns de ton parfum, tes cheveux sentent le miel et la menthe, je prends tant soin de toi. Je ne me souviens plus quand est ce que c‘était la dernière fois que je t’ai écouté dire mon nom, il m’a semblait t’entendre le dire, alors c’est vrai tu m’aimes encore, Oh ! mon amour nous allons être si bien ensemble. En vérité, le seul souffle que j’entends c’est celui que fait le vent entre les ramures des saules et des pierres tombales, la seule danse que j’ai pu faire avec toi était une danse macabre car il y a bien longtemps que ta poitrine ne se soulève plus en me voyant. Je suis si désolé d’être en retard. Laissez-moi embrasser cet Océan glacé pour l’aimer encore et à jamais ! Mon amante dans la mort j’ai besoin de toi car tous les soirs je regarde en pleurant faner tes lèvres qui me sont devenues si hostiles.

Les amours les plus forts se trouvent au-delà...

Poème posté le 14/03/15


 Poète
Gorth



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