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Eux deux
par Tanit


il disait : de mes doigts j'effleure ton visage et mon regard très lent accroche ton image apaise les chagrins que rameute la nuit entre nos bras ouverts vois tu es à l'abri elle disait : je suis le sol que tu laboures une source au désert que tu as mise au jour mon air n'est que ton souffle et mon âme de soie dans tes mains déployée bruit doucement pour toi il disait : je voudrais pouvoir fendre ta peau l'écarter ainsi que les pans d'un grand manteau rejoindre enfin ton coeur qui bat tout contre moi me perdre à tout jamais plongé au fond de toi ne conserver de moi que ma bouche et mes yeux te manger du regard, t'embraser à mes feux garder aussi mes bras pour t'étreindre serrée tout deux le long de toi et te sentir trembler elle disait : surtout ne ferme pas tes yeux laisse-moi m'y glisser me faufiler en eux je t'envelopperai des pans de ce manteau j’enroberai de soie l’étendue de ta peau nous nous sommes rejoints et tout en nous frissonne à travers nos regards comme l'amour se donne je ne suis plus qu'un cri je ne suis plus qu'un arc oh dans quel tourbillon s'est prise notre barque ne cille pas tiens-moi à tes yeux arrimée gisant au fond de toi à jamais embrassée



Poème posté le 11/02/10


 Poète
Tanit



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