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Pensionnat
par Clementine


Septembre rougissait, j’entrais en pension Chez les Très Saintes Sœurs. J’avais douze ans à peine Je rêvais d’amour fou, de roi, de capitaine On me parlait d’enfer et de damnation. Dans le grand réfectoire austère où nous priions Récitant des ’Pater’ d’une triste rengaine Je songeais en tremblant aux chansons de Verlaine Mes lèvres remuaient de divagations. Sur le mur blanc et vide un crucifix d’ébène S’ennuyait. Tout semblait faux et silencieux. Nos rires se cachaient sous des airs studieux. Par la vitre entr’ouverte une ombre souveraine Jouait sur le tableau. Un soleil rondouillard Essaimait ses rayons comme coups de poignard.



Poème posté le 30/04/10


 Poète
Clementine



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