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Les fêtards
par Ann


Avec un rien d’amertume, habillée de pénombre, Les Fables de Florian comme seule compagnie, Sans personne pour partager mon sommeil, Je boudais comme une enfant qui aurait égaré son doudou favori Plantée sur le parquet de la chambre à contempler mes orteils, Puis par la fenêtre grand ouverte le va-et-vient des chauves-souris De mon grenier jusque loin derrière les grands arbres. Au loin des soiffards attardés sifflaient une chanson et aussi quelques chopines Tapaient des mains en se racontant des histoires pas très fines Qu’avaient-ils donc à célébrer si tard dans la nuit, ces amis bien éméchés ? De troubler ainsi mon insomnie, je m’en fus d’humeur assassine. Aux premiers chants des oiseaux à l’heure où les vampires Au solier de ma maison pieds au plafond s’en vont dormir, Laissant tomber le recueil au sol, j’allai enfin m’assoupir Quand la sonnerie du téléphone retentit.. Je dors, c’est trop tard Il ne te reste plus qu’à retrouver tes copains d’un soir, les joyeux fêtards Je rappellerai peut-être demain ou plus sûrement jamais Et les premiers rais de soleil s’invitent à moi pour une grasse matinée.



Poème posté le 30/10/10


 Poète
Ann



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