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Poésie libre / D'un Espoir
Poésie libre / D'un Espoir
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D'un Espoir
par Hand


Vois-tu au loin, La nuit qui fait place au jour, Baignant la lumière de l’obscur qui noie, Laissant à son chemin la trace d’un éphémère séjour, Rendors-toi mon Amour, rendors toi. Regarde ces champs de fleurs et d’herbes sauvages, Dansant au rythme du venteux présage, Ne vois-tu pas la fleur qui de ce monde s’émoi, Rendors toi mon Amour, rendors toi. Ne sens tu pas du ruisseau s’écouler la vie, De son reflet, le désir et l’envie, Ecoute ce qu’elle te dira, Rendors toi mon Amour, rendors toi. De ces milles et une lumières, Se dessine soudain la tienne, Comble de mes souhaits et de mes prières, Oui, ma fille tu es enfin mienne. Mais ne remarque tu pas dans ces terres, Dans ces eaux et ces montagnes d’éther, Survolant comme les plumes d’un oiseau, La folie des Hommes et de leurs mots. De la souffrance qui prend et qui ne redonne, De la guerre qui de ses lames fredonnent, Nous ne sommes pas d’eux toi et moi, Comme l’arbre qui son ombre ne voit pas. De ces vies parties dans un regard de fureur, Séparées avec force par le vent de la terreur, Les voilà qu’elles s’en vont au-dessus de toi, Regarde-moi mon Amour, regarde-moi. Et de ceux oubliant leurs maisons, Reniant d’un acte leur passés comme leur raison, N’ont-ils pas souhait de se racheter encore une fois, Et de vivre dans la quiétude qu’ils ne connaissent pas. Penser au son du Luth venu au matin, Rivalisant avec fougue au tambour frappé des mains, Du doux son de la corde au sombre cor de guerre, D’un de ces deux mondes nous devrons faire repère ; Et duquel des deux tu choisiras, Mon Amour, Ecoute-moi. Quelle injustice que de devoir survivre, Dans une terre ou mourir vient après vivre, De l’existence, ne se retient que cela, Qui de mérite reprendra, L’héritage d’un gueux ou bien d’un roi. De ton sourire qui me réchauffe avec joie, De tes mots qui me font rêver parfois, Ta peau si rose qui ressemble maintenant à la soie, Prend ma main, prend la. De ces années que j’ai consacrées à toi, Comme la pluie qui sur la feuille coulera, J’ai de mon cœur arrosé ton amour, Du pied de tes racines, Grandissantes de jours en jours. Désormais de ces larmes qui coulent de moi, Comme un torrent de rivière qui de chagrin se consumera, Pourquoi si tôt la fleur se fanera, Je t’en supplie mon Amour, ne t’endors pas. [taille=none]



Poème posté le 17/09/16



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