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Décadence
par Jim


Le pays s’appauvrit La croissance demeure En quelle foi nouvelle se doit-on de croire On voit se lamenter des gens tandis que meurent Un à un ces métiers qui fleurissaient la foire Mon beau pays Ma France que j’aime d’amour Que faisons-nous de toi de tes villes si belles En halles commerciales les voici chaque jour Transformées tandis que parfument leurs poubelles Pour d’incertains métros voici ton ventre ouvert Tes enfants plus ne savent vers quel futur aller À leurs yeux les cieux ne sont plus découverts Il pleut sur mon pays et je l’entends râler Qu’espérer de demain s’il ressemble à hier Faudra-t-il que tu sois devenue le musée D’une douceur de vivre dont tu fus si fière Au regard de touristes à l’œil amusé Même avant d’être vieux nous devons céder place Tandis que de la vie l’espérance s’accroît Et la jeunesse ne sait plus de son audace Quel projet investir tant le chômage croît Faut-il donc pour survivre devenir voyou En s’exposant aux foudres d’une loi stupide Quel pouvoir détiens-tu mon ami aux yeux doux Lorsque tu t’en démets en faveur des putrides À te parer d’un masque et de mots te bercer La vérole s’imprime sur ta peau si douce La misère s’en vient sur tes lèvres gercées Et ton baiser n’est plus que d’horreur et de frousse Si ton cœur accueillant aujourd’hui se dépeuple Que faisons-nous pour que ton sang ailleurs ne germe S’il est sûr que toujours ce patchwork fut ton peuple Ta porte à d’autres s’ouvre et dessus toi se ferme.



Poème posté le 01/05/11


 Poète
Jim



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