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Paysage Québécois
par Poesie101


Sur la route qui mène au sentier des érables Deux amoureux s’en vont sans source de retour (Vers l’infiniment beau, vers ces fruits ineffables) Qu’une seule fois pour 5 Retrouver le repos auprès de la nature. Soleil, azur bleuté ayant tout déployé Sur son poumon géant qui pleinement torture Un horizon noyé De décors enchanteurs; « souviens-toi, très cher arbre! 10 Que tu portes à l’Homme un énorme plaisir : Pouvons-nous, à tes pieds, à ton buste de marbre, Calmes, nous endormir? » Le jour à peine a lui que, dans la matinée, Près d’eux, les flots du fleuve ont meurtri les coteaux; 15 Nous voguions, en silence, en ta main satinée Sève de tes roseaux. Et surgit, tout à coup, de violents orages Parsemés de soleils, pourrissants et crasseux : Puis, sur notre chemin, tombe en les pâturages 20 De fins fragments osseux; Disparate, on entend s’animer les entrailles D’un lieu pourtant connu; plus le temps se fait tard Plus les beautés d’hier, ô toi qui te les railles, S’estompent en brouillard... 25 La lune nourricière aveugle et neutralise Chacun de nos deux pas; et cherchant dans le froid J’ai vu sur un rocher, ma douce Jeanne, assise Dans un tel désarroi Pleurant à chaude larme un peu de sa jeunesse. 30 ― Pourquoi t’attristes-tu, dis-je tonitruant? ― Notre amour va, poète, au fond de ta faiblesse, Dedans ce puits brûlant... ― M’amour, regrettes-tu mon passé d'outre-tombe? Et toute affection oubliée en mon cœur? 35 ― Vois! ma feuille se tordre; en parcourant la trombe Je vis de la rancœur... Imbibé par l’automne, intense multitude, Je tente de marcher parmi tes petits pas, De manière polie ou de façon très prude Je ne puis en ces cas Qu’être aigri, carencé, minable créature! Elle va donc, blessée, ainsi sur ces galets; Je ne la trouve guère, ô belle qui murmure Le Beau plus que jamais! 45 Je me console, car, au nord du bas du fleuve, Quelques rayons d’espoir resplendissent le ciel : Un important parfum, fougueux, seulet, s’abreuve De ma racine miel! Je recherche ma femme accosté sur la rive; 50 Moi qui la pleurerai jusques à mon trépas, Mais comme je me sens porter à la dérive, 52 Je t’aime où tu seras.



Poème posté le 27/05/11


 Poète
Poesie101



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