Accueil FORUM Inscription/connexion
Poésie libre / Enfants qui vous aimez
Poésie libre / Enfants qui vous aimez
Poésie libre / Enfants qui vous aimez

Enfants qui vous aimez
par Madykissine

Highslide JS
par Arcane

Apprenez leur à créer un monde de formes, d'amour et de couleurs . photo personnelle qui me touche beaucoup. clin d'œil à Mady


C'était un jeu de dés Pipés au hasard de la vie : Côtés pairs effacés Pour que les impairs en folie Truquant les coups lancés Perdent toujours. Nulle énergie Ne survit à la tricherie. Premiers printemps passés. La joie d'abord, était partie, Jetant rêves dorés Dans un puits comme les scories De toute éternité. Une âme, la plus démunie, Voyait venir son agonie. Agneaux qui vous aimez, N'oubliez pas le loup caché... L'enfant d'ailleurs est né. Son petit lit plein d'espérance Empli d'objets sucrés, De porte-bonheur et d'aisance Et sa mère, à danser, Passait le jour de circonstance, Enivrée par cette existence. Comment imaginer La misère, la permanence Des horreurs du passé Qui retrouvent leur importance Autour du nouveau-né ? Ne subsiste dans nos silences Que chaos des interférences. Enfants qui vous aimez, N'oubliez pas le grain semé. De ce que l'on a vu, Les blessures sont transcendantes. Chaque point combattu Ouvre des plaies sanguinolentes Dont on ne revient plus. Les belles amours sont absentes Les jours comme les nuits nous mentent. Lorsque l'alcool est bu Les douleurs, autrement, serpentent Le Nord est tout perdu Le Sud, autant, dans la descente, Au ciel noir suspendu De la spirale omnipotente, Le centre du cœur en tourmente. Enfants qui vous aimez, N'oubliez pas la vérité. On regarde ses mains Dont la blancheur était si douce... Tremblent pour le demain Toutes celles que la peur pousse Avec la haine enfin Sortie des yeux de Barberousse À fuir le destin à leurs trousses. Pour un peu d'eau, de pain, Le danger conserve le doute. On n'imagine pas, cousin, La pourriture sous la croûte, Ni, dans les magasins, Toute religion dissoute, Piller l'autre, coûte que coûte... Voyous qui vous aimez, N'oubliez de vous déchausser. De ce que l'on connaît, L'histoire paraît plus facile Et cependant l'on sait Mentir pour être plus docile. Sens absent, imparfait, Des gouffres noircis de la ville Où plus de chanvre que d'utile. L'accent ensoleillé Posé sur la loi du silence A pris la liberté En otage : Quoi qu'on en pense On ne peut en parler Sur cette terre de l'errance Où s'est vendue même l'enfance. Enfants qui vous aimez, N'oubliez de vous respecter. Partout, lorsque les dieux Meurent, ne reste plus de rêve Ni prières qu'aux cieux Les vivants font pour que s'élève Au-dessus d'eux, monsieur, Le soleil blanc d'amour, sans trêve, Et non le fer, place de Grèves. C'était un jeu de dés Pipés au hasard de la vie : Côtés pairs effacés Pour que les impairs en folie Truquant les coups lancés Perdent toujours. Nulle énergie Ne survit à la tricherie. Décomposition©M.KISSINE – ISBN 9782919390274 DLE 20150929-55400

23 OCTOBRE 2016

Poème posté le 23/10/16


 Poète
Madykissine



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'artiste (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)




 Illustrateur
Arcane



Sa carte de visite Cliquez ici pour accéder à la carte de visite de l'illustrateur (Sa présentation et l'ensemble des ses créations)





.