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Nuit et jour
par Onimaru


Hier encore, la vie me paraissait lointaine, comme un rêve Dont on a du mal à sortir, comme un air qui dur sans le reconnaître J’avais envie de m’évader, sûr que la réalité me jouait des tours Que se silence duveteux dans mon crâne était meilleur pour moi C’est parfois un endroit confortable, un besoin pour ne pas devenir dingue Un moyen comme un autre, pour ne plus penser, pour moins souffrir. Parfois j’aimerais être moins douloureux pour eux. J’ai tellement peur de cette existence, de ne connaître que le morne Le triste d’un temps qui court sans sens, sans raison, j’ai la tête pleine Le cœur blessé, le corps qui se tord, j’ai le mal de vivre. Et, tu t’imagines que ma vie est bonne et que je peux prendre bien Le court du temps. Souvent on se dit Carpe diem, mais au vent mauvais Le rouge à lèvre est fade et les rêves même ne nous libèrent pas De ce flottement au cœur d’une foule, qui fait la fureur, qui me tue Je me sens si vide, si dur, des fois j’aimerais rendre la lumière Au soleil qu’il ne m’accable pas, je veux être la nuit. Et comme les histoires qui ne finissent pas sur les cartes postales Je m’éveille dans mon corps et la morsure du jour me dévore de doutes Est-ce un rêve, un ailleurs, suis-je demain ? Où va-t-on comme ça. Ils ne me sauveront pas, tu sais. Si je savais qui je suis, Les choses iraient mieux, je tousse plus depuis des mois, Conscient que le poison me murmure, tu meurs. Une putain peur de mourir, sans que t’es lu ce que je suis capable de dire. Alors frère, écoute ma rage, ma page depuis le mirage d’une vie qui s’imagine Aussi réelle qu’un coup de poing dans la gueule. J’ai beau, mâché, cracher ma peine, je me sens pas si mauvais Et si je pouvais je changerai, alors je plaque sans raison des restes Ma mémoire sur cette feuille. Elle est de plus en plus lourde. A la lucarne de ma vie, je rêve d’évasion, Loin de cette vie sans sas, vie assistée de la télévision. Je rêve de la révolution, de changer le monde, D’effondrer les nations. Mais en vérité je crois que toute idées, pensées, Définition de la vie est tel la glaise dans les mains de nos expériences. Parfois je voudrais ne tenir à rien. Pourtant une vie pleine de rêve et d’espoir, De liberté est un moment de pure poésie, dans le temps impartie. J’attends de la vie une raison de danser. Une raison pour souffrir, au point de ne plus penser. Alors écrire me pose, comme toi, je ne suis pas sur d’être de ce monde, Mais je ne connais pas d’ailleurs pour l’homme. Cette nuit, j’ai moins peur de demain de ce que je peux en faire, Je n’ai pas de réponse sur le bonheur, je le sais, maintenant, Il reste des choses en ce monde qui valent la peine qu’on s’entende. Mon cœur bat, la vie va, le monde boue, braille, Et l’aube se lève malgré les doutes de notre humanité.

à mes frères.<br />
corrigé le 20/06/2011


Poème posté le 19/06/11


 Poète
Onimaru



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