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En miette
par Onimaru


J’ai appris de toi, le mal, le bien, j’ai des rancunes Tu m’as pris la lune, ma fortune de mots, ma plume Ma peau est morte tu vois, sur ma carte d’identité Cet homme là est mort et bien mort en réalité Il y a longtemps je me suis céder au précipice au drame Je n’ai plus d’espoir en toi, tu m’as abandonné au flamme Ma graisse est lasse et je dépéris en vrai, dans ce monstre Informe et mauvais, je fraude la joie, mais j’ai un cœur effondré De ne connaître que le mal de soi, le mal de vivre Alors je m’abîme, je me rends ivre Tu m’as tué, mon allié, moi l’aliéné, toi la camisole Et en vérité toutes perceptions, toutes décisions sont folles. Je n’ai plus peau de moi, je n’ai plus envie de ça, plus rien Tu entends bien, tu m’as usé jusqu’à la lie, un mal de chien Me hante et je déguste crois moi, je souffre de mon souffle Et ce à chaque pas, et rien ne m’importe plus qu’un love Près d’elle je ne sais pas j’avais besoin de toi Tu as répudié mon amitié, tu l’as charté. Né sous X dans un asile psychiatrique, je suis verni pas vrai J’ai des millions d’histoire, mais une souffrance en soubassement Bêtement je te haie, mon ami, mon frère mon auspice, je mens De savoir le mal que tu m’as fait, j’ai perdu le sens et la volonté De croire que je pourrais guérir de cette blessure, je suis éhonté Mais je dis c’est ta faute, tu ne m’as pas libéré, tu ma détruit Je voudrais parfois être mort, je voudrais être toujours la nuit Tu pleures je sais, tu as mal aussi, j’avais besoin de toi Le cœur a toujours tord, dans le silence et les blessures Le cœur veut vivre quoiqu’on veille, le cœur, mon cœur Je ne sais plus où aller, l’enfer même est un joug de velours N’as-tu donc aucunes vertus de l’amour Ma rage m’appris, ton souffle me coute, de le sentir Sur la peau d’un autre, je voudrais mourir, je veux être la nuit J’ai tant peur de perdre ma vie et j’ai pris la tienne Par lâcheté, cette vieille faiblesse des fous, des aveugles L’amour ! L’amour à rançonner mon âme et mon empire Je suis une ombre à présent, dans le silence de ton corps froid Les flammes ne guériront pas cette morsure glaciale de tes lèvres Toujours serait mentir, car rien ne dure Cerf-volant emmène moi des promesses Dans dix ans, infidèle, je sais, je connaîtrais juste les regrets Changer ! Devenir ton héros, je veux bien mais à quoi bon En travers de ma gorge, au travers de mon sein, l’Epine, Elle me tord dans la chair, dans les os. L’Epine toujours plus profondément avance. Bientôt, Son poison chaud, comme rassurant, fera Douleur. L’Epine rassie ma carne, et épuise ma fougue. Maintenant dans mon talon, l’épine m’empêche de fuir, Je suis rattrapé par le temps et j’oublie. Alors l’Epine murmure, dans le battement des heures, Mon ami, tu meurs. Si les roses perdent leur épines, comment me piquer de curiosité Même si aimer c’est des larmes, des cris, toi-moi, jeu contre un mur Tristesse au kérosène…brûlent des feux de détresses Nous avons perdu tu sais, Partons Bien peu de choses s’obtiennent avec facilité Alors je gruge avec le désespoir des grunges Ma graphie d’un monde grave. Jeux de grattage, Démarches, sans repères on glande et glane, Cv blanc. Les yeux cernés, trente ans sur la carte d’identité J’ai la sensation d’avoir un millénaire. Les types comme moi, peinent, le feignent mais craignent Cette solitude animale et le froid cercueil sans recueil d’autres Alors c’est con, mais je claque la porte…rien à battre Et je reste seul, au moins là, je suis un seul homme, sûr. Les yeux cernés, trente ans sur la carte d’identité J’ai la sensation d’avoir un millénaire. Tu veux que je te dise quoi ? Tu penses que je sais quoi ? Troisième strophe et pas de gros lots, tu crois c’est où ? Ici, nan mais tu blagues, j’ai tout oublié en naissant. Maintenant tu l’imagines bien, je suis qu’un poème dérisoire. Les yeux cernés, trente ans sur la carte d’identité J’ai la sensation d’avoir un millénaire.



Poème posté le 29/06/11


 Poète
Onimaru



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