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Tout au tour
par Onimaru


Monde rond, boule boulimique. Gaïa la métallique et la bucolique Monde rond, bal et baladin emballé Gaïa la douce amère, la mère aimée. Les éléments ivres, vieilles forces sourdes aux plaintes Crayonnent des déserts et des océans aux milles teintes On s’abîme et s’amuse à retenir dans les mains le vent Songeant qu’un jour aussi nous serons hors du temps Nous allons marchant, courant par le cœur Parlant d’air, crachant des heurts à se faire peur. Le monde tournoie furieux, on ne va vraiment nulle part, Se perdre sur Terre ne dure qu’un temps, sur le tard Après les brumes d’automne on se retrouve au coin d’un feu Prendre du jaune brillant plein la tête, et puis à qui veut On voudrait savoir commettre un sentiment vrai chez soi. La chanson de la vieille revient à l’heure ou il s’endort contre toi. Remettre toujours à demain, nos petites douleurs assassines On rêve l’instant comme le petit qui se découvre et le dessine. Monde rond, boule boulimique. Gaïa la métallique et la bucolique Monde rond, bal et baladin emballé Gaïa la douce amère, la mère aimée.



Poème posté le 15/10/11


 Poète
Onimaru



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