Accueil FORUM Inscription/connexion

L'exode.
par Isil


L’Anxiété reposait au tombeau de granit Ou le froid s’écorchait du linceul figé Sur le ventre crispé de ses flots empiriques Elle veillait sur la pierre de sa tour de guet. On sentait s’abîmer au sépulcre dissous L’étendue profondeur d’un effet noir de règne Sur le spectre d’un mot tel une ombre qui joue L’exil, en lueurs dissimulait ses chaînes. La sagesse a des doutes que le puissant renie Démêlant à l’extrême routes parallèles Emotions dans l’errance se pliant en esprits Ou le « moi » se prolonge se heurtant à lui-même. Respiration d’un air, souffle des apparences Ou tout être se mue, évasion de pensées, Tressaillant au fracas d’une vague brisée Aveuglé de visions trafic d’influences. Il y a, devant soi, trop de tombes à creuser Ou le songe s’enterre, d’Ailleurs formidables Oscillant téméraires et visions intégrées L’inouï suspendu au Château de ses Sables. Le vouloir se cherche, captif malaisé, Impératif sujet dont le verbe fût Maître, Futur tourmenteur hybride en idées Au dogme du présent qui ne pu cesser d’être. Il faut bien pénétrer ce que le rêve aborde Et prier avec lui en ses voix éclairées Mais le regard puni ce que l’œil a fixé Par la force aveuglée de tout ce qu’il accorde. Le filet invisible dans la main du geôlier Retiendra chaque mot signifiant l’étendue Que la pensée n’est pas un geste retenu Mais tremble aux fusions d’une énigme athée.



Poème posté le 05/04/13



.