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Le clochard
par Pouete


Debout chaque matin, De chez moi je le vois. Il reste planter là, Sous un pont dans le froid, À l'abri de la pluie, Comme toutes les nuits. Tout recroquevillé, Aux genoux enlacé, Grelottant et trempé, Par cette nuit glacée, Figé et tout pensant, Encore somnolant, Je vois au moment même, Où le soleil se lève, Sur son visage blanc, Une larme qui pend, Juste au coin de son œil, Qui reflète au soleil, Qui laisse réfléchir, Ses quelques souvenirs. Tout l'amour d'autrefois, Qu'il a dû recevoir, Qu'il a dû partager. Souvenir du passé, Qui disparaît bien vite, Obsédé par sa cuite, Puisque déjà il tremble, Tremble de tout son corps, Par le froid et le manque, Provoqué par l'alcool. Puis il quitte son pont, Ou plutôt sa maison, Chiner trois francs six sous, Ensuite rentre saoul. Et cela tous les jours, Du matin jusqu’au soir, S'en va boire des coups, Pour oublier son sort, Et c'est tout déchiré, Que ce pauvre mendiant, Arrive en titubant, Complètement cuité. Il rentre tout les soirs, Se coucher ivre mort, Et comme un mort il dort, Ce malheureux clochard. Je le sais, je le vois, Pour lui je ne peux rien. STAN



Poème posté le 29/06/13


 Poète
Pouete



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