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Poésie libre / La douce insouciance
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La douce insouciance
par Fregat


A l’âge d’or des inconsciences, Le printemps brodé dans les yeux, Nous prêtions des serments immenses, D’un cœur neuf, pur et lumineux. Sans connaissances ni soucis, De jeux fougueux sur les chemins, Nous courions débordants de vie Sur les trottoirs des lendemains. Ce qui en nous était tendresse, Brillant soleil, bonheur violent, Est parfum que le vent caresse Et nous ramène tristement. Sous les arbres aux torses noirs Vont désormais nos existences, Égarées souvent dans des soirs où déconcertées elles pensent : Bien sûr Avril reste radieux, Et l’été revient toujours blond, Il erre pourtant un adieu En toutes barques et bourgeons, Chaque heure nous semble sonnée Qu’on sait prolonger ne pouvoir Laissant choir au flanc de l’adret L’innocence, sans le savoir. Revivre la douce insouciance… Mon Dieu, effleurir aux aurores, Aux instants égaux de l’enfance, De ce temps sans passé encore !



Poème posté le 22/10/17


 Poète
Fregat



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