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Poésie libre / Cycle depressif
Poésie libre / Cycle depressif
Poésie libre / Cycle depressif

Cycle depressif
par Strider


Absent de la vie je suis amorphe et chaque soir j’attend Que Morphée de ses bras vienne me porter, je ne veux pas bouger Sans vie, j’attends la faucheuse sans rien faire, je veux juste partir Loin d’ici, loin des problèmes que je n’ai pas, loin du temps Temps que je laisse fuir et couler en attendant de mourir Je veux partir loin de cette inhumanité qui m’habite, Car je ne vois dans les sentiments qu’un gout acide Je me sens vide, j’attends que ça passe, comme une maladie incurable Je ne veux pas lutter ou me battre, de toute façon je sais que j’en suis incapable Cette coque me protège et ne protège rien et rien ne me touche La pensée d’un monde vivant me hante quand je me couche Quand on est au plus bas, qu’on pense ne plus avoir d’attache A ce moment Refont surface les sentiments que l’on cache C’est une claque en pleine gueule quand on ouvre les yeux D’un moment à l’autre on est seul, on le sent et on s’en veut D’avoir vécu dans le noir et de voir quand il est trop tard Les yeux ouverts, on découvre notre solitude le soir On crache sur ce putain de bouquin dont on est l’auteur On vomit notre haine envers le monde, le poignard dans le cœur Lame émoussé forgé dans une personnalité effacée qui s’enfonce en nous Nous, le nous que je n’ai pas voulu voir et qui maintenant est tout Tout Ce que je veux voir car tout, c’est toi à cet instant ce n’est rien d’autre A qui la faute ? A moi et je le sais et je m’en veux comme j’en veux aux dieux de m’avoir fait Sauf que tu n’es plus là, mon image s’éteint dans ton esprit Je t’ai brisé et a force de te reforger, tu es devenue forte Tu avances, tu me laisse derrière et claque la porte je ne suis plus rien qu’un regard en arrière dans ta vie Tu es si belle et tu t’en va quand je réalise, comme tant l’ont fait avant moi Tu es si belle quand tu t’en va, reine dont je croyais être roi Le passé c’est le passé, je te chante des pardons je t’aime Mais à force l’amour est passé et il n’y a même plus de haine Juste de l’indifférence, une vie qui continue quand on n’est pas comblé Par l’amour qu’on croyait fait pour nous mais qui nous laisse tomber Quand il déprime et qu’il est absent, qu’il attend la mort Qu’il passe son temps à pleurer, à pleurer sur son sort Des larmes inexistantes jusqu’à ce qu’elles trouvent raison C’est une révélation quand on se rend compte qu’on est bien con De n’avoir rien fait, de nous avoir laissé mourir alors je m’isole et j’endort mon cœur, Jusqu’à la prochaine, ou jusqu’à ce qu’il soit l’heure De partir.

C'est le premier poème que je poste ici, il est plutôt simpliste et difficilement rythmé mais il decrit des choses que j'ai ressentis et j'espère juste pouvoir retranscrire mon ressenti à travers ce "poème"<br />
N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez :)<br />
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n’hésitez pas à être cru si vous trouvez ce texte vraiment naze, mais soyez constructif :)


Poème posté le 31/10/17



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