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Poésie libre / Louis II de Bavière
           
Poésie libre / Louis II de Bavière
       
Poésie libre / Louis II de Bavière

Louis II de Bavière
par Jacou
Highslide JS
par Banniange

Lohengrin par Walter CRANE
Illustration proposée par Banniange

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Ludwig dans son jardin secret ici repose Son château est bâti comme un gâteau d'amandes Il aime devant son miroir prendre la pose Écoute des arias qu'en sa chambre il commande Il se lève et marche à travers l'allée profonde Son corps grand et lourd n'a plus l'allure d'éphèbe De ses jeunes années, et le royaume qu'il fonde N'est fait que du songe ou des nuées de l'Érèbe Ludwig a des palais ravissant la Bavière Son peuple l'aime, or rare est souverain lauré Il est lui-même une âme au cours de la rivière Se mariant, pour atteindre un estuaire doré La folie de commettre un péché, démesure De ses désirs d'hommes, de châteaux d'Allemagne Rivalisant de rêve, et ruinant à mesure Son royaume adoré, avec ceux de l'Espagne Richard compose un air d'un opéra grandiose Qu'il jouera à la cour de Ludwig son ami Le trésor du roi est une estimable chose Certains sont les Wagner des notes qu'on a mis Ce roi décati est le semblant d'un artiste L'esprit bourgeois d'Europe en veut pour sa folie A-t-on idée, en ce siècle de fer si triste De faire jouer des scènes de théâtre au lit ? Le frère est enfermé entre des murs d'asile Si ce n'est toi c'est donc...que l'argent est le roi ? D'où vient qu'un souverain se conduit tel qu'aux îles Dorées d'azur sableux, dont il s'offre les droits ? Le colibri libre et sacré dans son vol vibre Comme un coeur d'or dont l'âme en fleurs se vaporise Expiant son pouvoir sobre où tient en équilibre Tout l'univers d'un art que l'amour autorise La fiancée en confiance a froncé le sourcil Quand l'homme a pris sur elle un droit que la nature Élabore en forme d'étamine et pistils Pour attirer le mâle, et un monde aventure L'arbre aux branches cassées qui se sait séquoia Sent qu'il va mourir un jour dans six mille années Les hommes fourmis ont des propos qu'il oyat Quand jadis ils crurent, nus, le déraciner La baleine nageant que l'océan caresse Et fait étinceler de scintillants éclats N'a nulle peur de ces requins qui apparaissent Mais son huile et son lait sont les proies d'hommes, là L'étoile a pleuré, qui s'étalait sur la toile Avec ce geste étrange où la couleur, du vieux tube Issue, macule la sphère épandue tel un voile De Marie qu'on prie, par un peintre où l'or incube* Le roi attise encor ses pensées qui sont fleurs Il a lu ce poète aux vers bleus adorables** Et sait que son esprit trop de délire effleure Et qu'un docteur ès "rien" tombera sur son râble Alors, envoûté dans un hôtel de candides On lui présentera l'âcre hostie de l'autel Pour calmer son âme et son coeur aux vues splendides Ayant semé châteaux et opéras d'Untel Alors, Ludwig ira son colibri rejoindre Sa fiancée violée par la beauté de son homme Consoler, l'arbre immense en religieux pleurs l'oindre Dormir sur le dos des baleines d'un grand somme Et, sur son astre hissé, suivant des galaxies Le fatal voyage au long des voies lactées Il hurlera comme mort que torture occis Échappant lors au sort en son encontre acté *Van Gogh **Hölderlin



Poème posté le 03/03/18


 Poète
Jacou



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