Je suis villeneuvois, j'aime la poésie, et je n'en ferai pas ma vocation. Savoir oblige, je suis destiné aux mathématiques. J'aime bien Gossip Girl, aussi, je ne sais pas si ça se voit.
"Je te partage mon résultat : "Les mains nouées / Les yeux se lèvent / Les pieds cloués / Mais pas la tête / Les yeux décollent / Songeant au rêve / L'esprit s'envole / Loin des grisettes" : cela donne un schéma de rimes ABACDBDC qui est assez marrant et me fait, d'ailleurs, penser à deux strophes d'un poème d'Aragon, "La Nuit de Mai" (qu'il dissèque lui même dans la préface qu'il accorde lui-même à son recueil "Les Yeux d'Elsa") : "Ô revenants bleus de Vimy vingt ans après / Morts à demi Je suis le chemin d'aube hélice / Qui tourne autour de l'obélisque et je me risque / Où vous errez Malendormis Malenterrés" devient ainsi "Ô revenants bleus de Vimy / Vingt ans après Morts à demi / Je suis le chemin d'aube hélice / Qui tourne autour de l'obélisue / Et je me risque ou vous errez / Malendormis malenterrés", de même que la strophe suivante "Panorama du souvenir Assez souffert / Ah c'est fini Repos Qui de vous cria Non / Au bruit retrouvé du canon Faux Trianon / D'un vrai calvaire à blanches croix et tapis vert" se métamorphose en "Panorama du souvenr / Assez souffert Ah c'est fini / Repos Qui de vous cria non / Au bruit retrouvé du canon / Faux Trianon d'un vrai calvaire / À blanches croix et tapis". Ce schéma constitue aussi, si l'on ne prononce aucun des e caducs, un quatrain d'alexandrins : "Les mains nouées Les yeux se lèvent / Les pieds cloués Mais pas la tête / Les yeux décollent Songeant au rêve / L'esprit s'envole Loin des grisettes", où les rimes internes sont plates et les rimes finales encadrées.
C'est donc un bon exercice, qui fait penser aux "Cent mille milliards de poèmes" de Queneau, en ce qu'il combine la fonction factorielle et les vers, et qui est joliment exécuté.
Continue !"
"Début 2016, à six ans, j'ai perdu ma grand-mère. Mon déni a doucement traversé le temps, en restant la seule phase de mon deuil. L'an dernier, cependant, j'ai repensé à cette femme qui me parlait un mélange de castillan, de catalan et de français rural, et je me suis souvenu de sa douceur. J'ai donc écrit plusieurs poèmes, de forme et de taille variable, en son hommage. Fondamentalement, on dirait bien que c'est sa disparition qui a lancé ma vision de la poésie et de la littérature.
Je trouve ce poème réussi, dans l'ensemble. Ce qui me perturbe un peu, c'est qu'on y trouve des alexandrins parfaits, avec césure à l'hémistiche ("Je n'ai que seize ans d'âge // et mes mots sont légers", par exemple), qui côtoient des vers de longueur similaire, à une syllabe ou deux près, par exemple : "Que ces quelques vers soient comme une enveloppe", d'onze syllabes seulement. Cela peine un peu mon coeur d'éternel fanatique du vers héroïque.
Joli écrit, cependant. Continue."
"Nous avons le même âge, des vocations mathématiques similaires, et la même façon d'avoir découvert la poésie. C'est assez drôle.
J'ai bien aimé ce poème. Il est simple et pourtant rempli d'images. Continue."