Petite histoire de la brouette. (Nouvelle édit. pas augmenté

Par : Pierre
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Pierre

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(Je préviens c'est un vieux truc. Mais je ne me lasse pas d'éduquer).


La brouette était, il y a longtemps de cela, un récipient que les chinois utilisaient pour boire le thé. Mais l'importance de sa contenance a peu à peu conduit ses utilisateurs à lui préférer le seau, puis la tasse ou le bol.
On pense que vers le milieu du 21ème siècle le dé aura pour la même raison supplanté ces ustensiles, mais là n'est pas mon propos.

La brouette donc, une fois privée de son rôle fonctionnel est longtemps restée dans le foyer comme élément décoratif.
Ah il fallait voir les brouettes d'alors, toutes plus décorées les unes que les autres, fleuries suivant les saisons de lys et de jasmin, de nénuphar et chrysanthème, des pères de famille peignaient sur leurs montants des scènes de la vie quotidienne et, comme certaines représentations sur nos chapiteaux romans, il arrivait fréquemment que ces scènes soient intimes.
Or il était interdit par l'empereur de peindre sur les côtés qui avaient contenu le thé.
Les décorations se concentraient donc sur les montants, les pieds, les cadres et les longerons. On ne peignait bien sûr jamais sur la roue et son axe puisqu'à l'époque la brouette n'avait rien de tout ceci.

Je ne peux évidemment pas décrire sur ce forum les scènes suggestives qu'inspiraient les chinoises à leurs chinois, et je laisse votre imagination vagabonder.
Il faut cependant noter que l'exiguïté des supports obligeait nos peintres amateurs à positionner leurs personnages dans des postures fort peu naturelles. Cette précision n'est pas inutile car si les chinois avaient disposé d'une plus grande surface, ils n'auraient fait que reproduire la réalité et la suite de l'histoire aurait été toute autre.

Il arriva qu'en 1894 les japonnais voulurent aller visiter la Corée et que cette visite déplu aux chinois susceptibles par nature. Le ton monta, l'un dénonçant les écarts de langage de l'autre, bref la guerre fut déclarée et la chine la perdit (le score de 3 à 2 est d'ailleurs toujours contesté, mais il faut dire que l'arbitre était Italien - un imbécile quoi- et qu'il ne pensait déjà, cet arbitre, qu'au match du 17 juin 2007 contre la France qui fut ce qu'il a été...).

La chine dû payer des dommages de guerre au japon. Celui-ci, magnanime, se contenta de prendre, dans ses bagages de retour, les brouettes dont les japonais raffolaient.
Il faut dire ici le peu d'imagination des japonais et leur goût pour l'imitation.
Cette propension les conduisit vers une sexualité acrobatique dictée par l'exigüité des supports qu'offrait la brouette aux dessins.

Mais plus que copieur, le japonais est réducteur. Et la grande diversité des motifs fut peu à peu abandonnée.
On vit, dans les années 20, apparaitre des brouettes ne comportant qu'une seule scène, les longerons finirent seuls par être utilisés puis on délaissa les brouettes et il n'en resta que le souvenir.
Les chinois en 1937 demandèrent si ils pouvaient récupérer les brouettes dont les japonais ne se servaient plus.
Les tractations furent âpres, mais finalement en 1945 les japonais cédèrent, en exigeant cependant que les chinois se débrouillent seuls pour venir les chercher.
C'est alors que la chine eu l'idée de ramener les brouettes à pied et leur adjoignît une roue.

La brouette retrouva ainsi sa patrie, mais sa fonction évolua encore et de décorative elle devînt utilitaire.
Notre brouette depuis lors n'a été appelée que japonaise par les chinois moqueurs.
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Ann Miserey

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Et puis après tu nous fais l'historique du moulin.
C'est quand même l'instruction 😎
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Pierre

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Je ne veux pas finir tirebouchonné!!!!!!
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Ann Miserey

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Tu ne sais pas apprécier c'est tout !
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Pierre

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C'est facile pour vous...Vous risquez rien!
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Ann Miserey

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aïe confiance !
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Evemarie

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Je proteste !
Ce texte était déjà sur l'antépénultième forum d'Eric.
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Ann Miserey

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ben vi mais suis nouvelle et je ne le connaissais pas c'aurait été dommage
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Evemarie

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J'eusse préféré une "petite histoire de la braguette". Et pour cause, "la brouette chinoise est la 154ième du grand kamasoutra,
donc très déçu par ton comportement un rien jem'fou d' mes lecteurs, j'vais casser leurs rêves à plate couture.
A un peu d'imagination, que diantre, je t'exhorte. 👋
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Si l’on tape « Poésie Pierre Brouette », sur Google, on peut trouver « la brouette » d’Edmond Rostand, dont je colle la dernière strophe :
[…]
Mais n'ayant pas compris toute cette parole
Saint Pierre répétait "Mais cette femme est folle,
Seigneur, elle est folle ! ".
Soudain, il s'arrêta,
Presqu'aussi confondu que quand le coq chanta ;
Car la vieille maintenant, marchait sous les branches,
Et les rayons restaient entre les quatre planches
Et les rayons dans l'ombre, étincelaient encore,
Et paraissant pousser, devant elle, un tas d'or,
Sans s'étonner, la vieille, impassible et muette,
Emportait le soleil dans son humble brouette.

Edmond Rostand

Mais j’imagine qu’il s’agit du texte de « la brouette japonaise » ci-dessus dont tu parlais dans le post « amorcer »… Effectivement, ces genres d’explications historiques fournies, sérieuses et documentées m’amusent.
A l’instar de celle-ci sur les origines de l’hymne mexicain (j’ai vu un post sur l’hymne français, je maille les rubriques) par Monsieur Desproges :


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Catriane

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je me souviens de cette brouette de bois où l'on pouvait déboîter les côtés ,Avec mes soeurs et frère on se transportait en courant ,jusqu'à ce que l'on tombe surtout dans les virages !
J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup le mot brouette dans ton texte ,mais au moins on dormiraun peu moins bête !!Allez en brouette SImone 🙂