Auteur cherche Editeur.

Par : Ann Miserey
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Ann Miserey

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J'ouvre ce post à la suite d'un message sur le chat d'un auteur qui demande des tuyaux pour être édité.

Il y a encore peu d'années, l'autoédition avait mauvaise presse. Les lecteurs sont persuadés que la qualité d'un ouvrage réside dans les intermédiaires, garants de la production.
Cette idée est entretenue par les éditeurs soutenus par les libraires liés par des accords commerciaux très souvent.

Les auteurs cherchent la reconnaissance en entrant dans le sérail. Il y a plusieurs causes aux refus de manuscrits. De loin, c'est la mauvaise qualité de l'écrit qui interdit son édition. les éditeurs qui engagent leur réputation n'ont pas vocation de se heurter à la susceptibilité de l'auteur.
En second lieu, la ligne éditoriale. Le livre est un produit qui doit répondre à la demande. La poésie n'est pas porteuse, les thrillers oui. Le vocabulaire devant répondre à un cahier des charges. C'est le lecteur qui donne le ton enfin il est orienté. A moins de fabriquer un futur best-seller, on a peu de chance d'être accepté.
Aujourd'hui, tout le monde écrit et à 90 % du mauvais, voire du très mauvais. On se fait plaisir, ça ne suffit pas pour devenir un auteur.

L'édition est un marché marketing. Le livre se vend en grande surface et en maison de presse. Vous n'avez pas les conseils d'un libraire. Regardez les vitrines, une dizaine de titres, les mêmes partout, forcément, c'est une production de masse.

La guilde des éditeurs et libraires change petit à petit d'attitude devant l'auto-édition qui devient une manne incontournable.

Ceci posé, il y a également de bons auteurs qui méritent de sortir du lot. Il me semble que l'auto-édition est un moyen devenu simple. Elle réclame du travail, l'écriture devenant une phase de loisirs en comparaison quoique l'ensemble du projet apporte des satisfactions. Et puis vous n'avez pas écrit pour votre tiroir.
Alors lancez-vous ! Un PDF au norme prêt pour l'imprimeur, vous concevez votre couverture. Et vous commandez à la demande. De la promotion ! Mais de toute manière, vous n'en vivrez pas. Alors on se détend à moins que vous vouliez être dépossédé de votre travail pour finir dans un rayonnage poussiéreux.

Le métier d'éditeur comme on l'entend est très récent. C'est idéal le travail de collaboration pour les corrections notamment mais de grâce, ne tombez pas dans les pièges de certains. Ils ne font pas votre promotion, au contraire, vous participez à leur publicité. Gratuit ! Mais sans aucune prestation !

Au boulot, relisez-vous vingt fois ! Faites-vous plaisir. Les miracles ne sont que des mirages.




Ce message a été édité - le 23-10-2018 à 09:20 par Ann
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Rickways

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N'ayant pas d'expérience dans l'édition (marketing) je ne me permettrais pas un avis aussi tranché.

Je pense que certaines personnes qui sont passées par ce chemin peuvent nous donner leur avis à ce sujet.

Je pense qu'il y a néanmoins du bon dans un vrai service d'édition, il y a parfois des gens engagés qui contribuent à la réussite et à la connaissance de l'ouvrage, mais pour ce faire, il ne peut y avoir que peu d'élus...
surtout que la poésie sous la forme que nous la pratiquons aujourd'hui est peu apprécier des lecteurs (apprécier au point d'acheter des recueils...)

etc...



Ce message a été édité - le 24-10-2018 à 09:07 par Rickways
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Je suis édité chez edilivre
Tout est en ligne rien en magasin remarque c’est la seule qui était gratuite... avec des options payantes. Les autres était très cher de 800€ à 2500€! Le contrat .
En auto édition sur Amazon ou je publiemonlivre sur chapitre.com oui pas mal mais manque de reconnaissance.