La poésie sur internet
Votre session va bientôt expirer. Souhaitez-vous rester connecté ?
Temps restant :
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Par : Graziella
Tu me portes en ton ventre comme un fardeau trop lourd,
Tes précédentes portées s’équilibrent à tes jupes.
Tu prononces des mots qui déjà me font mal,
Martyrisant ta chair par des remèdes sans âge,
Souhaitant tuer l’enfant qui te blesse les reins.
Le meurtre n’a pas lieu et un soir de janvier
On dépose sur ton sein le pourboire d’un homme ivre
Dont tu portes le nom sans trop savoir pourquoi.
Une erreur de jeunesse, sans doute,
Qui appauvrit ton âme et détruira nos cœurs.
Tu aiguises ta lame sur la justice des hommes,
Te délivrant ainsi des doux liens de la honte
Où la névrose sereine s’est nourrie de tes larmes
Quand les coups et le sang gémissaient sur ta peau
Sous nos regards trop graves, sous nos regards sans rêves.
Seconde histoire de vie,
Tu revendiques tes droits,
Tu te veux belle et libre
Te culpabilisant dans ton rôle de mère un dimanche sur deux.
Un parfum d’amnésie, dissipant l’abandon, sublime les retrouvailles.
Un soir tout va trop vite,
Trois petits cœurs souffrants précipitent en tes bras
Leur vie gorgée d’amour pour chaque souffle de toi,
Guettant dans ton regard les promesses d’un amour
Que nous n’attendions plus, qui n’arrivera pas.
Fallait –il que l’on t’aime
Pour fleurir de silences les sentiers de l’orage
Où nous menèrent tes sens à tout jamais violents.
Des souvenirs d’enfance il me reste ce froid,
Ces sanglots éternels et cette soif d’amour,
Et cette soif de toi.
Graziella
Posté à 16h40 le 29 oct. 20
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.