Quand Hollywood est née, on voyait les déesses
Apparaître à l'écran dans toutes leurs splendeurs
Aujourd'hui sur la rue avec délicatesse
La gente féminine étale sa verdeur
Il n'y a plus de vieille, il n'y a plus de laide
Les teintures et le fard les ont changées en fleurs
Partout c'est la beauté des courbes qui obsèdent
Le galbe d'une hanche au corps ensorceleur.
La vieillesse vaincue et la décrépitude
Ont bientôt disparu sous les coups du scalpel
Mais sous tant de beautés pointe la solitude
" M'aimera-t-il encor ? " ... Quelqu'un manque à l'appel
Que ce soit une ondine ou une jouvencelle,
Une dame moins jeune ou bien une gonzesse
Le charme est envoûtant, leur beauté étincelle
Mais il faut admirer sans que rien ne paraisse ...
Le plaisir est pour nous, mâles de toutes sortes
De les voir parader dans leur accoutrement
Qui souvent minimal à notre vue exporte
Une cuisse bronzée, des seins exquisement
Sous ces déesses peintes et parfois tatouées
Où se cache le coeur ? Où se cache l'Amour ?
Ils sont bien là pourtant dans ces corps ciselés,
Qui souffrent d'être aimés et attendent leur tour