Comment oublier la douceur de l’enfance,
La chaleur d’un corps, la volupté d’un baiser,
La naissance d’un enfant et son innocence,
Une amitié intense, un être, à vous dévoué.
Comment oublier les personnes tant aimées et disparues,
Le son de leur voix, leurs gestes tendres mais envolés,
Leurs colères tempétueuses, leurs bouderies saugrenues,
Leur présence si précieuse dont nous sommes privés.
Notre coeur bat au son d’une chanson, qu’ils ont fredonnée,
On perçoit l’image d’un être ou d’une chose mais pas le nom,
L’oubli s’accroit avec le nombre des années
Et se mêle aux cendres et aux tisons.
Ce qui n’est plus là, pourtant demeure,
Tous ces souvenirs sont tombés dans l’abîme,
On efface les moins bons, on garde les meilleurs,
Ils surgissent à tout moment et se raniment.