Le rire ne sépare pas l’homme de la bête, mais du fanatisme. L’humour (et d’abord sa variété noire) différencie el citoyen du raciste, du stalinien, du nazi, de l’épurateur ethnique ou de l’intégrisme religieux.
En publiant ce conte cruel, je n’entends rien démontrer, sinon sinon que nous devons nous moquer de tous et de tout, et d’autant plus librement qu’on nous rabâche qu’il ne faut pas. C’est ce que j’appelle la « morale du sale gosse », la seule à laquelle j’obéisse… Parce que les ignominies d’Homo sapiens me provoquent non seulement des bouffées de colère, mais d’incoercibles crises d’hilarité, je dédie cette œuvre aux écrivains ricaneurs de génie qui m’ont aidé à supporter l’espèce à laquelle je me déshonore d’appartenir :
A Grimmelshausen, à Swift et à Voltaire, en toute humilité, avec mes esclaffements complices et l’expression de mon joyeux désespoir,
Yves Paccalet
- à lire absolument !