Un hold-up imaginaire pire qu’un vrai
Quand j'ai commencé à peindre, il y a douze ans ou un peu plus, j'ai fait des choses folles et une d'entre elles m'est revenue à l'esprit quand j'ai décidé hier de coller une photo couleur sur la surface de mon dernier tableau. Je décide un jour d'entreprendre une composition nommée « Braquage dans une bijouterie ». J’ai peint à toute vitesse, en couleurs vives, les étagères, des bijoux de toutes sortes et de toutes grosseurs sur un velours rouge, un éclairage brutal plus ou moins bien réussi. Ensuite j'ai collé sur toute la surface de larges rubans de scotch disposés en étoile autour d'un cercle noir qui pouvait suggérer vaguement un éclat dans la vitre par un tir d'arme à feu ou par un instrument contondant. Mais je ne me suis pas arrêtée là, désireuse de renforcer au mieux l'idée première : une attaque à main armée… Que faire ?
Quand Doudou est rentré ce soir-là, il a failli tomber à la renverse, car je plantais soigneusement des vraies balles de 22 long riffle volées dans ses affaires de chasse… avec un marteau… un peu partout dans la soit-disant vitrine du bijoutier.
Faut dire qu’il flippe pour pas grand-chose le Doudou.
Agla