Ruelles étroites au sein des villes
Ruelles étroites au sein des villes,
Vous semblez de vieilles personnes.
Entendez-vous ? Des pas résonnent
Dans vos méandres gris et tranquilles.
Voici vos ombres et vos lumières,
Changeantes dans la durée du jour,
Transformant une obscure cour
Avec des arbres, en une clairière.
Parfois un chat gris se tient là,
Comme un errant solitaire,
Aimant se donner des faux airs
De vieux savant ou de prélat.
Si l‘on écoute, on peut entendre,
Dans les couloirs de ce dédale,
Le bruit sourd du pas d’un cheval,
Ce qui n’est pas sans nous surprendre.
Dans ces lieux, je cherche souvent,
Les signes d’une époque disparue,
Où les fenêtres de chaque rue
Tendent leurs miroirs aux passants.
Mais, éphémère est la vision,
Très vite les miroirs se ternissent
Et c’est un pauvre myosotis
Qui nous ramène à la raison.
Devant vous, les hommes défilent,
Vous voulez garder vos mystères.
Et vous aimez paraître austères
Mais je vous sais n’être pas hostiles,
Ruelles étroites au sein des villes.