Deux causes à la guerre de Troie
La pomme de discorde
Armé de son égide, il n’est de plus grands dieux
Que le justicier Zeus, fils des Titans, Cronide.
Malgré son parricide, Olympe ne vit mieux
Que ce bon roi des cieux dont l’Art est sans limite,
Insensible, impavide au conflit orgueilleux :
-Il n’était point joyeux de côtoyer l’acide
De Dames dont l’apside est faite par deux pieux
Prêts à crever des yeux lors d’un combat torride.-
C’est la fille de Nyx, sœur de Limos, Eris
-Elle fut évincée aux noces de Pélée
Et Thétis- qui mena l’âme pure et zélée
D’un candide Pâris à désigner Cypris,
Aux dépens d’Athéna, de Héra, la plus belle.
La discordante pomme, à l’horreur, nous appelle.
La ceinture
Reconnaissante, Aphrodite offre au beau berger
Tous les pouvoirs de séduction, ceint le jeune homme
D’un charme qui, vers sa mort, va le diriger ;
‘A la plus belle’, était écrit sur cette pomme.
Mais aussi belle, Hélène, à la source du drame,
Du prince insouciant, vient alors s’enticher,
Les deux amants partent de Sparte ; Athéna trame
Un plan funeste où mille sangs vont se figer :
Ménélas, le mari trompé, fou de colère,
Supplie Agamemnon de déclarer la guerre
Au peuple de Priam pour venger son honneur ;
Et la Mètis en songe, au grand roi de Mycènes,
Souffle un flot de vengeance empli des pires scènes ;
Egée assiste alors au comble de l’horreur.
Ce message a été édité - le 15-03-2025 à 10:09 par Lau