Ponant

Par : Salus
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Salus

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Ponant

Echelle 1



Si l’embellie envenimée instruit
Du potentiel échange de la chose
Alors un quelconque effet d’écho se
Multiplie en le stroboscope strict

Des visions subliminales du fruit
Dont la clinique avoue une nécrose
Due à l’eau d’hélios fronçant son nez rose
Aux annonces du vespéral verdict

Et la fuite auréolée incendie
De l’astre feu cette œuvre consentie
Chaque soir à l’univers différent


Tout crépuscule implique en mécanique
Céleste un observateur s’avérant
Perméable au très général ménisque



Ce message a été édité - le 18-03-2025 à 15:04 par Salus
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Lau

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Levant



Ce lent bolet se lève après la nuit
Quand l’aube au ciel son premier lait dépose
Sort d’une conque un chant son tempo se
Mêle aux pas vifs du promeneur addict

A cet éveil boréal à ce bruit
Quand l’archaïque eau se déverse arrose
Le frais humus lors la mousse s’arroge
D’être du nord le féal du district

C’est le matin Oyez la répartie
De la merlette qui ment qui mendie
Sous le regard du merle indifférent

C’est le café qui sent bon la musique
Arôme antique au jour régénérant
Quand sur l’horizon tourne un nouveau disque
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Salus

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Bel effort spéculairement inverse
- On sent ici la planète tourner
Et le soleil, tout chaud, désenfourner,
Quand le matin se réveille et transperce...


Lueur


Par le travers de rêves fous
L’aube assassine se saborde
La nuit coule au point le plus doux
Sa nue étoilée où la corde
Lactée enroule ses torons
Dans le remous des ailerons
Vif-argent d’or et de lumière
Des bancs nageant le long du jour
Cet océan courant sur l’aire
Cosmique au mouvoir sans retour...

Comme l’aurore un vent se lève
C’est un nouveau temps qui s’embrève
A l’immuable succession
De l’ombre et du lumineux cycle
Architectural - ion sur ion -
Là tout atome tombe et gicle
Reformant en pluie un réel
Miraculeux – c’est l’arc-en-ciel !

L’atmosphère humide est immense
Une sagesse étrange y dort
Qui sert l’éclair quand il se lance
Du centre à l’au-delà du Nord
Et chaque orage encore érige
Cet horizon pris de vertige,
Alors qu’à l’Est où tout s’allume
D’un soleil qui n’apparaît pas
L’air me dit de coucher ma plume
D’un sommeil qui semble un trépas…
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Tontonjacques

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Il y a des accents valéryesques, voire mallarméens, là-dedans... et de beaux vers, notamment dans la dernière strophe.

"Le vent se lève, il faut tâcher de vivre..."
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Salus

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Grand merci pour ces sensibilités
Encensant des antécédents l'idée
De nos si grands prédécesseurs cités