Comme un semblant de poésie
Venue du pays des enfants
La neige se pose en rêvant
Et les lignes s’anesthésient
Je marche et le temps se fait trêve
Et le paysage s’endort
Ma tête est un vol d’oiseaux d’or
Je marche et je rêve je rêve
La neige luit comme du sable
D’un infini particulier
D’où partent pour se délier
Toutes les choses périssables
C’est le temps des défuntes roses
Voici un an – T’en souvient-il ? –
Le temps est bougrement subtil
Qui fait se bouillonner toutes choses.