Mais quand reviendra donc, avec sa mélodie,
Cet oiseau de printemps qui plaît tant à mon âme ?
J’aime bien écouter sa longue monodie
Qui me met en sourire et fait que je m’en pâme.
Je nomme ce doux chant « Première Rapsodie. »
Chacun sait qu’on l’appelle adorable coucou
Et qu’il prend chaque foi une couche étrangère
Pour y pondre ses œufs sans s’y rompre le cou !
Je conclus sans erreur que ce bougre exagère
Et surtout qu’il nous fait indument le « cacou » !
Mais qui vois-je à l’orée enjamber la barrière
Qui sépare du bois ma seulette maison ?
Serait-ce quelque intruse en quête de carrière
Un tendron fort menu, un perdreau de saison ?
Je la vois tituber d’en avant en arrière.
Après maints petits soins donnés avec transport
J’apprends précisément du goulot de l’oiselle
Qu’elle était à l’affût pour trouver le seul port
Où siégeait le coucou ténor pour demoiselle.
Je sus gré à son ton pour m’en faire un rapport !
Au bout d’un certain temps, sans trop brusquer ma tête,
Je compris, sans grand mal, tout le fond de ce cas.
La fille était du coin et menait son enquête
Pour trouver un abri sans croiser de tracas.
Elle fut le coucou dont je fis la conquête !
On sent la technique, le plaisir de la forme, avec un style un peu ancien et une pointe d'humour.c'est vraiment très bien construit.
moi je connais peu le coucou, parfois seulement je l'entends au loin