Apparition halos et lueurs
L’œil des cieux crevait les nuages,
L'ambre y naissait, pour en mourir
Dans les clignements de saphir
Du fauve feu dont les rouages
Cosmiques tournaient sans à coup
Dans le silence de l'espace
Où la matière du temps passe
Croisant le vide ainsi qu'un sloop
Noir, dans le grand noir pélagique,
Naviguerait l'immensité
D'un Océan sans densité :
Une nef fantôme et tragique...
Mais sur ce monde d'air et d'eau,
De terre verte, d'or et d'ombre,
Loin de l'Attracteur où tout sombre,
Pluie et lumière, en un rideau
Mouvant, chatoyaient dans l'aurore,
Merveille anodine au Cosmos
Fourmillant d'infinis naos
Que chaque étoile en son sein dore.
C'était l'art stellaire et banal,
Grand d'une révolution mue
Par l'ivre symphonie émue
D'où surgit vif le thème astral !