Allongée dans les herberies,
Voir songer l'ambrée rêverie
Appelle en moi l'art de florir,
L'âme étant parfois de sortir,
C'est en vers que je l'écris fine,
Belle en fraicheur de l'esprit digne,
Sa fluence, ourlée en sillons,
Parfumant tous les environs,
Accompagne un air bonnement,
Parlons-bas, aller hautement
Nous fait rencontrer le céleste,
Jouer sans tomber se célèbre,
Par le prudent des caractères
Sage nuance est voie allègre,
Bien penser demande au savoir,
Inventer le sens donne à gloire,
Souvent le chemin est tracé,
Pourtant, de deux mains préparées,
Nous pouvons rédiger le temps,
Doux ou long, esquisser le rang
Mettant aux nues ce qui nous plait,
Aimant aux lueurs, cime ou jais,
Ce qui brille en la nuit profonde
Se dit-il quand l'ami obombre ?
Je le sais de mon coeur semblé,
De ce rai, le bonheur rend vrai,
Parmi l'infinitude exquise,
La vie simplissime, une, est guise,
Erigeant de rime un grand ciel,
Est vivant celui qu'un plan mène,
Au comment il répond, je fonde,
Au moment, lyre et sons se domptent,
Cette harmonie en résultant
Cèle un prodige en traits sultans,
Portrait d'un monde imperscrutable
Son verbe abonde avec l'usage,
Celui Qui Abaisse et Elève
Seul Dirige à révéler l'être.