Bah!

Et puis, ce mot n'appartient pas à Mlle Billy ze Kick, surnommée, " l'encraoudeuse ". C'est un vieux mot breton qui signifie " envoûter ". Ma grand-mère qui parlait brayon, Élisianne Brillant de La Durantaye de son nom, descendante de la petite noblesse bretonne indépendantiste dont Louis XIV se débarrassait en leur donnant des charges dans les colonies, utilisait ce mot. Elle disait que son frère avait été " encraoudé " par une veuve assez vieille pour être sa mère.
Au sens moderne, " encraouder " signifie dessiner des cornes, des lunettes, des barbes, des ballons, etc. sur des affiches et y insérer des textes satiriques pour les faire parler comme dans les bandes dessinées. Ex. : " Les murs de ces toilettes publiques sont très encraoudés. "
Il est vrai qu'on entend jamais ce mot au Québec. Les gens qui parlent breton le connaissent. " J'penserions mouâ ! qu'la brayonne de Sagouine, âl' pourrait l'connètr'. "
