Furie et Intempéries

Par : Ann Miserey
Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un topic.
Avatar

Ann Miserey

Posts: 3245

Membre

Des grêles d’injures tombent drues
Plus mauvaises que le temps qui frappe dehors
Les vérités glissent de griefs en d’invariables reproches
Qui ce soir s’amoncèlent en avalanches d’insultes.
L’aiguillon de l’épicéa me sera toujours plus doux
Que celui que sûr de toi tu me lanças il y a longtemps
Qu’en irréparables déceptions je me résignai à recevoir
Ça crie fort dans la tourmente de notre couple à la dérive.

Par une caresse tu tentes de briser la glace
C’est celle de la chambre que je fais voler
Pour ne plus entrevoir ta tronche en reflet
Le lourd rideau d’ ‘embr’ouillard’ finit de nous séparer
Et puis un silence d’hiver glacial s’invite dans la pièce.

Te restera qu’à enguirlander l’arbre de Noël
Que les éclairs de tes yeux furieux illuminent
Je pars me réchauffer le cœur dans la neige
Qui craque sous mes pas et me rassure
Les chaussées verglacées emprisonnent
Dans la nuit les voyageurs dans leur auto
Lors que je me libère de ton oppressante présence.
Tout à l’heure je rentrerai je suis maitresse chez moi
Et le dégel rira sous les premiers rayons du soleil matinal
Avatar

Posts: 0

Membre

[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Merci de cette belle lecture
le titre de ton poème est évocateur
Shakespeare disait:
La colère est pareille à un cheval fougueux ; si on lui lâche la bride, son trop d'ardeur l'a bientôt épuisé.
Bonne soirée
Amitiés
Allaoua
Avatar

Ann Miserey

Posts: 3245

Membre

Shakespeare avait bien raison et puis dominer un cheval en colère s'est impossible alors vaut mieux attendre qu'il se calme et le reprendre en main ferme pour lui montrer qui est le maitre(sse)et d'un mari en fait je n'y avais pas pensé mais c'est la même chose.