La poésie sur internet
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Par : Retsnomyrruc
NDLR: Ce texte est issu d'une battle, où les contraintes étaient: registre comique, mettre en scène Alice et des oeufs en chocolat dans un jardin.
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Alice tomba lourdement au sol, au beau milieu d'une clairière, entourée des œufs desquels elle se goinfrait. Elle se mit avec peine à genoux et regarda ses environs : elle vit un éclair blanc passer derrière un arbre des bois, ainsi qu'une multitude d’œufs en chocolat de toutes les tailles imaginables. Regardant l'arbre, elle vit une grande oreille sortir, à l’affût de tout danger.
Elle dit d'une voix qu'elle voulait apaisante : « Hé, mon beau lapin, tu veux bien me dire où on est ? »
La tête du lapin sortît de derrière le tronc, et en deux bonds trois mouvements était aux pieds d'Alice. Le corps ne tarda pas à suivre, et il se remit la tête tout en répondant :
« Ici, c'est mon jardin, et vous êtes tous sur ma propriété privée ! »
« Mais monsieur Lapin, nous ne sommes que deux, de qui parlez-vous ? »
« De ces œufs, voyons ! »
Alice entendît des bruits dans l'herbe et, effectivement, les œufs bougeaient !
« Mais… mais… c'est impossible ! Enfin, non, j'ai vu plus bizarre… ma tête… »
« Votre tête ? C'est votre faute que je n'ai plus la mienne, pauvre sotte ! »
Les œufs se roulaient autour d'eux, fondant légèrement sous le soleil doux.
« C'est vraiment vous ? »
« Puisque je vous le dis. Et maintenant, si vous pourriez disposer, j’aimerais pouvoir avoir un jardin tranquille, sans tout ce brouhaha. »
Au mot « brouhaha », un craquement se fit entendre dans la clairière, envoyant le pauvre lapin se cacher de nouveau. Alice se retourna, mais personne n’arrivait. Crac.
« Qui va là ? »
(Aux œufs) « Taisez-vous, je ne m'entends pas penser ! » Les œufs s’arrêtèrent de bouger.
Crac.
Et puis, un cri.
« Je vous ai dit de vous taire ! Ah... euh... oh. »
Au milieu des restes d'un des œufs, se tenait une créature qu'Alice n'avait vu que dans des livres pour sa petite sœur : un dragonnet, brun comme la coquille qui l'avait entouré, ce qui l'avait caché.
Les autres œufs reculèrent, comme s'ils avaient soudain peur de cet animal nouveau-né.
Le lapin se plaigna assez fort qu'Alice puisse l'entendre : « Voilà, ma tête ne lui a pas suffi, maintenant elle veut brûler ma maison, cette idiote. »
« Taisez-vous donc ! Ce n’est qu'un bébé, vous allez l'effrayer ! »
Alice s'approcha doucement du dragonnet :
« Mon petit, ça va ? »
Il toussa, et une légère gerbe de flammes sortît, en secouant la tête.
« Ma petite ? »
Un hochement de la tête, suivi d'un cri d’assentiment.
De loin, Alice entendait le lapin : « elle est folle, elle est folle, faites qu'elle amène cette chose loin... »
« Monsieur Lapin, par où pouvons-nous sortir ? »
« Par là-bas, et faîtes vite, faîtes vite, ma pauvre maison, mon jardin. »
Suivie par les œufs, qui se mirent à une distance de sécurité de 10m, et du dragonnet, Alice s'en alla… mais lorsqu'elle se retourna pour voir où elle était, elle eût un choc : elle était revenue par l'autre côté de la clairière.
« Mais non, vous abusez, on joue pas à Doodle Jump là ! » cria-t-elle à personne en particulier.
Le lapin, qui siestait, se leva d'un bond en les voyant. Et se barra en sautillant… avant de devoir revenir chercher son chef, qu'il avait laissé aux pieds d’Alice lorsqu’il a littéralement pris ses jambes à son cou.
« Quelqu’un veut ma mort, c'est sûr, c'est certain, déjà que j’ai du retard pour ce rendez-vous. »
« Un rendez-vous avec qui ? Pas la reine quand même ? »
« Non, une sorcière pour rattacher ma tête, que vous avez fait couper ! Et éloignez cette chose de moi ! »
« Mais monsieur Lapin, j’ignore comment sortir, quand je pars je reviens sans savoir comment ! Et je ne peux pas en bonne conscience laisser ce pauvre bébé ici, il mourait ! »
« Il suffit de savoir où vous voulez aller, et vous trouverez votre chemin sans grand mal. Pour cette abomination, amenez-la donc à Doc Ourson, j'ai entendu qu'il aime les choses compliquées, lui. Mais quoi que vous faites ne revenez pas, j'en ai ras-le-cou de vos affaires ! So long, farewell, auf wiedersehen, adieu ! »
(Alice au dragonnet) « Quel lapin bizarre, à chanter la mélodie du bonheur en allant voir une sorcière... Allons donc chez ce docteur, peut-être saura-t-il m’expliquer tout cela, lui. »
Elle entendit, de loin, en s'en allant : « Mon beau lapin, roi des terriers, que j'aime ta fourrure... »
Le chemin s’étendit devant la troupe, et la musique se fit de moins en moins facile à entendre à fur et à mesure qu'ils avancèrent. Sous les feuillages, la lumière ne passait que peu, et ce fût dans une obscurité inquiétante et un quasi-silence dérangeant qu'ils arrivèrent à un Carrefour.
« Génial », se dît Alice, « je pourrai nous prendre un caddie, on avancera bien plus vite. », sans se poser de question, habituée comme elle l’était aux bizarreries de ce monde. « Allez, montez, il faut qu'on y aille avant qu'il ne fasse nuit. On a beau être nombreux, aucun de nous ne sait se défendre... »
Le dragonnet ouvrit sa bouche et cracha quelques flammes.
« Bon, OK, si tu le dis, mais nous c'est pas notre cas ! Alors monte s’il-te-plait. »
Les œufs s’approchèrent et Alice les déposa délicatement dans le caddie un par un. Cela lui prit cinq minutes et lorsqu’elle avait fini, ses mains étaient couvertes de chocolat. Elle leva ses mains vers ses lèvres pour les lécher, mais en voyant cela, les œufs se mirent immédiatement à pleurer.
« Hé ho, ça va, ça va, faut bien que je mange non ? Soyez contents que je ne vous croque pas dedans ! »
Évidemment, cela manqua de rassurer les pauvres œufs, qui se demandèrent dans quel pétrin ils avaient bien pu se fourrer...
« Que faites-vous dans ces bois ? »
Alice se retourna. Devant elle se tenait un grand ours en chocolat, avec de petites pattes lisses, comme ceux qu’on achète en magasin.
« C'est vous le docteur Ourson, j’imagine ? »
« C'est bien moi, mais je ne pense pas avoir eu l’occasion de vous rencontrer, madame. Qui êtes-vous, et d’où connaissez-vous mon nom ? »
« Je suis Alice, c'est monsieur Lapin qui m'envoie. Nous avons failli nous perdre... »
« Attendez, attendez. Vous êtes LA Alice ? »
« Je n'en sais rien, ça semble changer toutes les demi-heures. »
« J'aime un bon débat. Venez, nous en parlerons chez moi, c'est pas loin. Et ramenez cette dragonne que je vois se cacher derrière vous, il ne faut pas la laisser ici, c'est trop risqué. »
Posté à 13h47 le 26 août 16
Oui un conte d'Alice revisité, il y a a de l'idée...
Merci
aurore
Posté à 18h10 le 02 nov. 16
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