Indigences et regain
Ici passe, intemporelle,
L’aile à l’aube du printemps ;
Beaux sont l’age et les socs lents,
La charrue utile, et telle
Qu’un dieu laboureur, recèle
Toutes graines à ses flancs.
Pour que germent tant de gemmes,
L’ensemencement du sol,
Présidé du rossignol,
- Immuables stratagèmes -
Chaque aurore, aux matins blêmes,
Impulse au cycle son vol…
Cette saison riche habille
D’innombrables renouveaux
Les lointains prés et les vaux
Grâce à l’axe de la quille
Qui chancelle et qui vacille
Sur ses cosmiques pivots.
Le nid, maison des mésanges,
Semble un peu, du paradis,
La parodie, et tandis
Que s’affairent dans les granges
Ces doux angelots étranges,
L’hiver perdure au taudis.