Le temps assoupi tout à coup se fige,
La pointe du mont crève le ciel noir,
Glace de l’exil, frayeur du vertige,
Alors que toujours reste fol espoir.
La pointe du mont crève le ciel noir,
Le gris sur la mer semble sans prestige
Alors que toujours reste fol espoir,
Au corps sans amour le désir voltige.
Le gris sur la mer semble sans prestige,
Au loin le rocher est verni de noir,
Au corps sans amour le désir voltige,
Je mets un crédo sur l’aile du soir.
Au loin le rocher est verni de noir,
Fatigué l’ajonc, ployé sur sa tige,
Je mets un crédo sur l’aile du soir,
Besoin de bonheur, l’être qui l’ exige.
Fatigué, l’ajonc ployé sur sa tige,
La nuit tend ses plis de sombre mouchoir,
Besoin de bonheur, l’être qui l’ exige
Passé défilant devant le miroir.
La nuit tend les plis d’un sombre mouchoir,
La vague se meurt, l’écume s’afflige,
Passé éfilant devant le miroir.
Le temps assoupi tout à coup se fige.
Anita
Février2011