Flânerie. ( Cajarc, 46 )
Me promenant rue du Tour de ville,
Vers la maison de Françoise Sagan
Je vis les arbres et leurs têtes rouges,
Insensibles au mouvement des passants.
Je m’arrêtais, soudain, inspiré
Par cette petite ville charmante.
Un air léger, déjà printanier,
Insufflait des senteurs plaisantes.
J’empruntais une des rues du Faubourg,
Le long des maisons silencieuses,
Et me retrouvais au bord du Lot,
Devant la rivière tumultueuse.
L’embarcadère, ici déserté,
Comme une construction abandonnée,
Sans les bateaux et tous les enfants,
Restait vide et exposé au vent.
Sur le quai, pas une âme sur les bancs.
Les feuilles jonchaient le sol humide.
Seul, un chat, habitué du lieu,
Semblait apprécier ce calme radieux.
Survint un homme et un gros chien blanc
Il longeait le quai tranquillement.
Au lieu, il semblait appartenir,
Marchant, détendu et tout sourire,
Le chien sautillait avec allant
Heureux et fier comme Artaban.
Puis l’homme vers la droite obliqua,
Et dans une maison s’engouffra.
Alors le quai redevint désert
Seul le vent léger et la rivière,
Les platanes, le chat et les bancs gris,
Et moi continuant ma flânerie.
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