Sur le chemin de Saint-Jacques
Sur le Causse, caressé par le vent,
Un long chemin de terre rouge.
Bordures de pierres, cailloux d’argent
Pointés vers le ciel pur, rien ne bouge.
Des crocus aux clochettes de lumière
S’agrippent au sol, adressent une prière.
Ils indiquent la voie aux pèlerins,
La marche à suivre ; ils viennent de très loin.
Le dolmen apparaît, silencieux,
La volonté de plaire à quel Dieu,
Pour quelle mystérieuse cérémonie ?
Des hommes l’ont dressé, lointains ancêtres.
Vont-ils, à nos yeux apparaître,
Depuis trois mille ans, ils veillent ici.