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Auteurs Messages

Salus
Membre
Messages : 4370


Posté à 16h01 le 24 Jun 19





Sonnet de l'implicite



Les oiseaux font, le long des criques,
Des chemins à peine tracés,
Çà et là, comme des essais
De décalages symboliques...

Les transcendantales suppliques
De sous-jacents si damassés,
Pourvu que l'on l’aimasse assez
Le tableau de ces sons sphériques,

S'avéreront audibles si
L'image, en un vol réussi,
Réunit la plume impalpable

Et l'ample concept de l'éther
Sans que courre un coupable câble
Sous le salin côtier de l'air.


Obofix
Membre
Messages : 401


Posté à 16h15 le 24 Jun 19

Ça fait dix minutes que j'essaie de fignoler un commentaire au niveau de ce sonnet de très haut de gamme.
À l'impossible nul n'étant tenu, je me contenterai d'un simple Waou !!!
Coucou Coucou Coucou Coucou Coucou



Ce message a été édité - le 24-06-2019 à 16:16 par Obofix


Violette
Membre
Messages : 461


Posté à 17h05 le 24 Jun 19

Implicite


Tu écris implicitement
On te lit complicitement
Tu écris en corsiva
En estrangelo
Ou consola
On te lit à l’imagino

Tu écris en pattes de touche
Et d’araignée
En petit filet
En héliogriffe
Ils te lisent
Avec des ciseaux
Des lunettes
Des exercices

Ton écriture est implicite
On te lit explicitement

1987


Salus
Membre
Messages : 4370


Posté à 19h15 le 24 Jun 19


Merci à Obofix, dont l'exclamation m'est un plaisir, aussi que pour les beaux vers de Violette, si étrangement congruents...



Ce message a été édité - le 24-06-2019 à 23:46 par Salus


Saintes
Membre
Messages : 1119


Posté à 06h00 le 25 Jun 19

Ton sonnet a une précision toute japonaise, quelle en est donc l'influence dans sa concision ?
C'est de l'encre sympathique !


Salus
Membre
Messages : 4370


Posté à 21h49 le 25 Jun 19


S'il t'est, le jeu de son jas, agréable,
C'est qu'il s'ancre au symbolisme, cet à côté du seul penser...

Merci.


Violette
Membre
Messages : 461


Posté à 06h10 le 26 Jun 19

oui je trouve souvent un truc qui te ressemble et qui date de bien avant
je me souviens de ce que j'écris


Madykissine
Membre
Messages : 961


Posté à 07h32 le 01 Jul 19

"Pourvu que l'on l'aimasse assez"
Me chatouilla le nez.
Elle m'obstrue, cette bouteille
Non point le nez mais bien l'oreille

Dans le plaisir,
Ne pas choisir



Salut


Salus
Membre
Messages : 4370


Posté à 15h50 le 02 Jul 19


A Violette : heureusement que la mémoire

A Madykissine : Ah ! mais je suis ravi de te chatouiller


Prospercohen
Membre
Messages : 8


Posté à 19h01 le 22 Jul 19

Je ne comprend pas le poème, il est beau, mais quel est son sens ? Expliquez moi...


Salus
Membre
Messages : 4370


Posté à 21h45 le 22 Jul 19


Cher Prosper, la compréhension n'est pas une nécessité pour apprécier l'Azur ; la certitude du sens suffit ; ma poésie est dite "impréhensible", en tant que telle, son explication demeure une possibilité parfois mystérieuse :



Le langage des oiseaux



« Ora et labora »


Praticien minutieusement démesuré,
J’extrais une phrase aux miroitements écrus ;
Tel crée un Paracelse, en précipités bruts,
Tant d'arcanes d’un Œuvre aux mystères accrus,
Je sublime en l’athanor les sons. Censuré,
Mon alambic concocte un discours césuré
Dont la transmutation tient du symbolisme, ou,
Alchimie appliquée, impréhensible clou,
D’un corpus ésotérique architecturé !

Féru du vieux grimoire et mage autodidacte,
Je fonds le plomb dans le creuset de l’occiput !
Ma recherche est intense et j’avance sans but,
Et je suis gigantesque, et je suis Lilliput !
Je cémente et retrempe un sémantique pacte,
Flirte avec le vortex, la pâle cataracte
Mercurielle, noria d’alliages occultes,
Vers en cacophonie, avec l’écho d’insultes,
Les tombereaux du blanc bruit nu qui se diffracte…

« Solve et coagula»

La forge porte au rouge, au flot d’un souffle vif,
Le laïus malléable en sels de Quintessence !
(Ce cinquième élément, cohésion de l’essence,
Qui relie et mélange et le iambe et la stance,
Se mord la queue, Ouroboros impératif !)
Ainsi, je vais jusqu’au dernier cercle, intrusif,
Néphilim déchiffrant les pentacles d’Hayyan,
Marie-la-Juive, et les beaux vers d’Omar Khayyam.

…Et du kérotakis distillant tout ton kif,
Jobelin, je me drogue à la vaste fumée
Emanant de tes sels calcinés et dissous ;
Je cherche l’antimoine et la fleur d’airain, sous
Les feux secrets du sage ; aux accents d’anges saouls,
Le chant sacré pâteux, la parole embrumée ;
Je bois à l’eau première une ivresse bien née
Que la philosophale ambroisie illumine,
Bouillie au vif-argent, cuite en l’ambre androgyne,
Du feu résiduel de mon âme damnée.


Aurorefloreale
Membre
Messages : 6059


Posté à 03h30 le 23 Jul 19

Voilà qui donne à réflexion

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