La poésie sur internet
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Par : Kerdrel
La caresse des larmes
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Qu'il est doux sans mot dire à l'ombre des regards
De verser sur ta joue un trop plein de mon âme
Dans ce baiser mouillé plus brûlant qu'une flamme
Silencieux aveux loin de ceux égrillards.
Le toucher de mes yeux sur ta peau et sans fard
Emprunte aussi les traits des plus beaux monogrammes
Tatouage éphémère offert aux belles dames
Et dont l’orfèvrerie est proche du grand art.
Les mots sont superflus parfois mêmes ringards
Car ils n'expriment rien, et c'est bien là leur drame
Seul l'amour ouvre un cœur de son simple sésame
Sauf pour les ennuyeux et autres pleurnichards.
Dans cette opacité ma limpide caresse
A voulu t’effleurer de larmes de tendresse.
Le jeudi 12 novembre 2020 ©
Ce message a été édité - le 13-11-2020 à 00:13 par Kerdrel
Posté à 09h12 le 12 nov. 20
Bonjour KERDREL,
Si les mots, bien souvent, nous manquent, ou sont superflus pour décliner la palette infinie des sentiments, que ceux de ce poème sont resplendissants et deviennent les miroirs fidèles de l'attendrissement amoureux.
Une bien délicate et prévenante musique intérieure entrouvrant la porte de cet ineffable secret de la vie : l'Amour.
Poésie exemplaire !!!
Bonne journée.
CARPE DIEM
ANDRÉ
Posté à 11h48 le 12 nov. 20
Pour être heureux vivons cachés...
Se taire permet d'entendre les battements du cœur...
Posté à 11h54 le 12 nov. 20
très bel apophtegme
"Se taire permet d'entendre les battements du cœur..."
et de se savoir toujours vivant
Posté à 18h14 le 12 nov. 20
Merci de ta lecture André et aussi
CARPE NOCTEM
Posté à 18h20 le 12 nov. 20
Tendre et beau ; la rime -et l'alternance singulier-pluriel dans les quatrains- est judicieuse, même si je trouve un peu dur à l'écoute le "pleurards"
Car ils n'expriment rien, et c'est bien là leur drame
Euh... Là, t'es entrain de couler notre fonds de commerce.
Le tout touche.
Ce message a été édité - le 12-11-2020 à 19:19 par Lau
Posté à 19h18 le 12 nov. 20
Bonsoir Lau
effectivement je suis de ton avis les rimes en ard/t sont difficiles
et souvent péjoratives je change ce vers afin de l'adoucir...
En ce moment avec la crise
et les dépôts de bilan à foison, les fonds de commerce ne manqueront pas
Posté à 00h12 le 13 nov. 20
Une belle poésie à ne pas hésiter de la conter à son âme sœur,
Dans ces cas-là, « seulement »la parole est d’or !
Ce message a été édité - le 13-11-2020 à 15:15 par Tango
Posté à 08h50 le 13 nov. 20
Oui j'ai aimé aussi.
Une nuance pour le 8ème vers où les "r" roulent quand même rudement je trouve.
Posté à 12h12 le 13 nov. 20
Bonjour PIERRE,
Oui, c'est vrai, l'allitération exige une diction mesurée. Elle est d'un maniement délicat en poésie.
Cependant, en tant que procédé de style, elle permet de suggérer une sorte d'harmonie imitative. Il y a, évidemment, à la fois un aspect suggestif (celui qu'apporte le lecteur), et une influence du thème du poème dans la perception de l'allitération.
Dans "La caresse des larmes", je reçois personnellement cette répétition des consonnes comme un écho subtil et un moyen efficace de disposer des "points d'appui" dans le vers.
Cela me fait penser à ce distique fort efficace de Victor HUGO, dans "Le Booz endormi" :
Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle ;
Les souffles de la nuit flottaient sur Galgala.
Très bonne journée PIERRE.
CARPE DIEM
ANDRÉ
Ce message a été édité - le 13-11-2020 à 12:39 par Laugierandre
Posté à 12h32 le 13 nov. 20
Oui mais dans ce cas le "f" est un souffle qui s'associe au frais parfum...
Le "r" et ses rudesses ne me semble pas apporter le même appui à l'orfèvrerie.
Mais bon, c'est pas grave. Et j'ai peut-être tord.
Posté à 16h37 le 13 nov. 20
Bonjour Hubert; merci Pierre et André pour vos échanges instructifs
Je ne suis pas très hugolien.. mais
j'aime le mot "Galgala" il me fait penser à Galata...
quant à "Boz" avec un seul Z cela veut dire "gris"
Posté à 17h43 le 13 nov. 20
Je ne suis pas très RACINE de mon côté, mais j'aime bien ces allitérations de notre dramaturge poète dans son "Andromaque" :
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux.
Je crois que tout cela dépend de nos inclinations. Chaque poète a une sensibilité différente, une oreille différente. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette pluralité des sentiments.
Bien chaleureuse Amitié, KERDREL.
ANDRÉ

Ce message a été édité - le 13-11-2020 à 19:25 par Laugierandre
Posté à 19h14 le 13 nov. 20
ah ben là les "r" participent aux ruades...
Posté à 20h46 le 13 nov. 20
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