Le temps est un peu lourd, les gestes s'alanguissent,
Et nous ne savons pas ce que demain sera.
Et si nous révisions notre Kama-Sutra ?
Ne laissons pas mollir ton adroite sarisse.
Ma langue s'y mouvra, comme l'ampélopsis
Elle s'enroulera. Onduleuse apsara,
Je réinventerai pour toi seul la mudra.
Ton regard est brûlant qui caresse mes cuisses.
Alors je t'ouvrirai de mon caramara
Rose aux reflets moirés d'un délicat surah
Le layon parfumé où ta balane glisse.
Impatiente enfin, ta queue câline ira
Où comme un éventail la peau mauve se plisse.
J'en ai en y songeant déjà du plaisir... ah !
(Ninon Rolland-Jacquet – Le Calame – 23/06/2004)