[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Sur l’assonance et ses ambiguïtés
Tout poète subtil use de l’assonance,
Met au diapason et le son et le sens,
Il accorde sa note au propos de sa stance
Comme unit mon curé son sermon à l’encens.
Toutefois, et sauf, à pratiquer l’ironie,
S’ils ne savent doser, s’ils saturent le vers,
Ceux-par coquetterie- atteints d’un tel travers
Caquettent dans l’écho de leur cacophonie !
J’ai lu bien des anciens en ayant abusé
Je n’entends les citer, pas de nom , pas d’histoire,
Allitérant, bibelotant, rimant rusé,
Mais tintant aussi creux que rayonne leur gloire !
Puéril exercice et vain ânonnement
Rappelant ces efforts dont pouffa ma jeunesse :
Chasseur sachant chasser... chemises de duchesse...
La poésie est-elle en cet erronnement ?
Et pourtant, et pourtant...il me plaît à relire
Sentimentalement un sonnet de Marbeuf,*
Baroque, précieux, languissant en sa lyre
Et qui , si vieux soit-il, me paraît toujours neuf !
-Pareil écrit, fut-il futile,
N’est peut-être pas inutile..
4 juillet 2019
*Et La mer et l’amour...