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Auteurs Messages

Cripure
Membre
Messages : 37


Posté à 15h23 le 23 Jul 21

Un grand palais se vide et va bientôt s’éteindre,
Au milieu du désert, immense épave et corps
D’un navire esseulé déjà certain d’atteindre
L’inquiétant rivage aux scènes sans décors.

Qui devine, à le voir étendu, le mirage ?
Le grand intérieur, l’espace informe et nu,
Des tableaux face aux murs, des miroirs sans image,
Traçant le négatif d’un temps discontinu.

Au sol et dans l’air sonne un bourdon qui rappelle
Qu’une salle lointaine où se tient, sous chapelle,
Un bal insouciant, valse au bon souvenir.

On danse à la mémoire, aux lieux et aux personnes,
À tous ceux qui, ce jour, ont pu se réunir
Pour disparaître ensemble en fidèles colonnes.


Jean-Mi
Membre
Messages : 722


Posté à 21h32 le 10 Aug 21

Salut Cripure,

Un peu en retard !
Un sonnet fort bien écrit. Bravo.
J’aime beaucoup ce passage :
« Des tableaux face aux murs, des miroirs sans image,
Traçant le négatif d’un temps discontinu »

Il me fait penser à Baudelaire avec :
« Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher
Seuls, respirent l’odeur d’un flacon débouché »…

Je ne sais pas pourquoi ?
Juste une question :
C’est le bourdon qui valse au bon souvenir, n’est-ce pas ?
Et ce bourdon c’est une cloche ?

Jean-Mi


Cripure
Membre
Messages : 37


Posté à 14h02 le 14 Aug 21

Bonjour Jean Mi,

Content qu'il te plaise. Et s'il te fait penser à Baudelaire, ma foi je ne vais pas m'en plaindre !

Non c'est la salle, mais par métonymie ce sont les gens qui y dansent. Je t'accorde que cela porte à confusion dans cette version du poème, mais sur la vitrine du site, j'ai proposé une autre ponctuation, à mon sens, plus claire.

Oui le bourdon, une cloche sourde, peut-être un piano étouffé derrière des couloirs et des murs.

A bientôt,

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