Hein, pas beaucoup de clients à mes étaux ! (si : un étal des étaux, je vous demande un peu !)
...C'est vrai qu'il y faut du temps, et que c'est pas évident, mais le minimalisme est une dimension fascinante, non ?
Bon, en attendant, regardez ce que nous a pondu, jadis, le grand Charles (Les apocopes des articles sont trop systématiques à mon goût) :
Baudelaire s'est dans sa jeunesse mesuré à la forme monosyllabique. Le Figaro du 11 février 1878 révèle cette macabre fantaisie sociale :
Le Pauvre Diable
Père
Las !
Mère
Pas.
Erre
Sur
Terre...
Dur !...
Maigre
Flanc,
Nègre
Blanc,
Blême !
Pas
Même
Gras.
Songe
Vain...
Ronge
Frein.
Couche
Froid,
Mouche
Doigt ;
Chaque
Vent
Claque
Dent.
Rude
Jeu...
Plus de
Feu !
Rêve
Pain
Crève
Faim...
Cherche
Rôt
Perche
Haut,
Trotte
Loin,
Botte
Point.
Traîne
Sa
Gêne,
Va,
Pâle
Fou,
Pas le
Sou !
Couve
Port
Trouve
Mort !
Bière...
Trou...
Pierre
Où
Sale
Chien
Pâle
Vient,
Sur le
Bord,
Hurle
Fort
Clame
Geint
Brame...
Fin ! "
Source : Claude Pichois, in Baudelaire, Œuvres complètes, I. Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1990.
Ce message a été édité - le 26-01-2022 à 14:45 par Salus