Sonnet
"La Musique creuse le ciel"
(Baudelaire)
Droit travers de l'espace courbe
Cette voie où la note crée
Un tracé friable de craie
Au sein du ciel bleu, noir et fourbe,
Est le chas mouvant mais ancré
Dont se sert ce vieux fil qui court
Depuis cent mille ans vers le hourd
Cosmique où, pur, le son sacré
Vibrant à l'universel temple
Montera de plus en plus ample
Vers l'infini d'être parfait
(Ce val où la lumière pleut)
Et la gratuité que l'art fête
Dans l’harmonie orphéonique.