La vie...
La vie aimable et cruelle,
Suc d'ambroisie ou poison
Nous fait monter à cru l'aile
Double : mal plus pâmoison.
(En rampant dans sa ruelle
On peut trouver à foison
La tiédeur perpétuelle
D'un fastidieux diapason)
Le quotidien cuit le temps,
L'amour, comme la carie,
Lui donne un sens qui varie
Tant sont retors ses autans,
Qu'on soit deux ou qu'on marie
Son célibat aux redans
D'une liberté chérie
Dont cherront toutes les dents
Sitôt l'âge dépassé
D'une autonomie active,
Ecueil qui trop vite arrive :
Adieu chemin damassé !
Que cette brève invective
Avec ses tons bruts basés
Sur le réel que l'art rive
Aux jours que l'on a massés
A l'étroit dans la mémoire,
Entassés au souvenir,
Flous de chatoyante moire
Qu'on doit percer - ou bénir...
...Que cette "invective" ? Voire !
Mais sachons que sans ternir
Nul n'a vécu son histoire ;
L’admettre, c'est rajeunir.
Ce message a été édité - le 13-04-2024 à 21:15 par Salus