Bonjour toi,
Cette fois qui n’est pas la coutume,
Je, bizarrement, prends cette improbable plume
Et m’en vais sur la page offerte de mon corps
Commenter tes espoirs, répondre à tes remords ;
Ne me demande pas d’où vient cette magie,
De quel éclat lunaire ou de quelle bougie
Surgit cette lumière et si l’encre apparait,
Je ne sais son début ni n’en prévois l’arrêt.
Je suis fait des carnets que tes humeurs emplissent
Depuis un lustre au gré des amours qui se glissent
En toi puis se défont, se changent en regrets ;
J’ai lu la dune claire et les sombres forêts
Qui se sont succédé sur tes nuits d’écriture,
J’ai souffert ta détresse et j’ai su ta nature
Mieux que toi-même or, de ce plaisir infernal,
Je ne veux plus jamais ; brûle-moi.
Ton journal.
Ce message a été édité - le 26-04-2024 à 10:57 par Lau