C'était celui là que j'avais aimé et envoyé à Ann?
Scellant mes jours d’antan aux phrases insensées
Je renais aujourd’hui, nu de conjugaison
Mon esprit s’embellit sans accents de saison
Asséchant du vocal mes cordes cadencées
J’ai gommé mes humeurs au son de mes pensées
Car ma fuite en exil est sereine oraison
Je ne verserai plus dans la déclinaison,
Abolies à jamais, ces clameurs dépensées
Une lune à marée aux rayons lactescents,
Attirant mon regard et sans voix me laissant,
M’adouba monarque des terres d’aphonie
Sans verbe et sans sujets, enivré de repos
Je règnerai vidé de ces oiseux propos
Le silence est présent qui mène à l'euphonie
Lanédo