Le vase brisé - Sully Prudhomme

Par : Inconnu
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Le vase brisé



Le vase où meurt cette vervaine
D'un coup d'éventail fut fêlé ;
Le coup dut l'effleurer à peine,
Aucun bruit ne l'a révélé.

Mais la légère meurtrissure,
Mordant le cristal chaque jour,
D'une marche invisible et sûre
En a fait lentement le tour.

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,
Le suc des fleurs s'est épuisé ;
Personne encore ne s'en doute,
N'y touchez pas, il est brisé.

Souvent aussi la main qu'on aime
Effleurant le coeur, le meurtrit ;
Puis le coeur se fend de lui-même,
La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,
Il sent croître et pleurer tout bas
Sa blessure fine et profonde :
Il est brisé, n'y touchez pas.


Sully Prudhomme
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[Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] [Ancien membre] Ce membre a souhaité la suppression de tous ses messages, veuillez nous excuser pour la gêne occasionnée
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à consulter pour le plaisir :

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/rene_francois_sully_prudhomme/index.html

Quant à Sarah Bernhardt, l'image qui suit en dit long...
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Jim

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Elle avait une belle jambe.
De mauvaises langues prétendirent qu'elle était à l'origine ds trois coups annonçant la levée de rideau...
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Que ferions-nous sans mauvaises langues?!... XD
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Evemarie

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je n'ai plus acces au poème, mais je peux y mettre un commentaire !
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Pierre

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Les trois coups ne sont qu'affaire de brigadier et c'était un métier d'homme la brigade...
De toute façon tout fout le camp!
Ah elle est belle la France!! (sic evemarie)
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Sarah Bernhardt avait un pied bot. On n'opérait pas alors cette infirmité. Elle avait beaucoup de courage, la pôvre. Elle n'est pas à l'origine des trois coups ou alors tout dépend à quels coups vous faîtes allusion ... Elle est venue plusieurs fois jouer à Montréal. Lors d'une de ses visites, le poète bourgeois, bien gras, lauréatement médiocre et ignorant de son infirmité, Louis Fréchette, avait composé et lu un ode en son honneur où il parlait de son " pied mignon ". De quel pied parlait-il au juste ?